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Comment gérer les émotions face à une maladie chronique

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Bien qu’une bonne intelligence émotionnelle soit essentielle au bien-être, notre société n’accorde pas à cette question toute l’importance qu’elle devrait peut-être. En général, nous nous déplaçons dans la vie sans ces ressources indispensables, mais il y a certaines situations dans lesquelles ce manque devient plus perceptible. Par exemple, le fait de savoir La gestion des émotions face à une maladie chronique peut faire une grande différence dans notre qualité de vie.

À l’impact physique, il faut ajouter la nécessité d’un ajustement psychologique à la situation à laquelle nous sommes confrontés. Ce n’est pas une tâche facile pour laquelle de nombreuses personnes souffrant de maladies chroniques ne reçoivent pas la compréhension et les conseils nécessaires.

Femme souffrant de douleurs dorsales dues à la fibromyalgie

L’arrivée d’une maladie chronique

La maladie chronique est définie comme une affection médicale de longue durée qui maintient une progression lente. Les exemples sont variés : du cancer, du diabète ou de l’arthrite à la fibromyalgie ou à la migraine. Elles ont toutes un élément commun : ce sont des maladies pour lesquelles il n’existe aucun remède.

Le processus commence bien avant le diagnostic, avec l’apparition des premiers symptômes qui sont déconcertants et commencent à susciter notre inquiétude. Cependant, lorsqu’après d’innombrables tests et visites médicales nous parvenons à mettre un nom sur ce qui nous arrive, le panorama devient décourageant.

Nous nous souvenons tous du malaise et du sentiment d’impuissance qu’apporte une simple grippe. Nous nous sentons faibles, endoloris et limités dans nos tâches quotidiennes.

Nous savons toutefois qu’il s’agit d’une situation temporaire et que nous pourrons bientôt recouvrer la santé. Imaginez l’impact de savoir que cette situation désagréable et douloureuse à laquelle vous êtes confronté vous accompagnera pour le reste de votre vie.

Les émotions qui surgissent dans la personne sont intenses et changeantes. Et pourtant, dans la plupart des cas, la seule aide que vous recevez est d’ordre pharmacologique. Personne ne vous prépare ou ne vous accompagne dans le difficile processus psychologique qui se déroule.

À partir de ce moment, vous devrez faire face à des émotions de peur, d’angoisse, de tristesse et de colère. Vous vous sentirez invalide en raison de votre incapacité à travailler, vous commencerez à vous percevoir comme un fardeau pour vos proches et le sentiment d’échec et de limitation s’emparera de vous. Et, surtout, vous éprouverez un grand sentiment de solitude et d’incompréhension.

Une femme avec un mal de tête

Comment gérer ses émotions face à une maladie chronique ?

Chaque cas aura des particularités différentes en raison de l’idiosyncrasie propre à la personne et des caractéristiques de sa maladie. Face à cela, certaines tâches ou stratégies peuvent être d’une aide précieuse pour gérer les émotions face à une maladie chronique :

  • Validez vos émotions. N’oubliez jamais que vous avez le droit de ressentir ce que vous ressentez. Ne vous imposez pas l’exigence d’être fort, de sourire ou d’être heureux. Ne vous jugez pas pour votre tristesse, votre colère ou votre peur. Tout ce qui vous semble valable. Et si vous avez besoin de temps pour assimiler votre situation, donnez-vous le temps.

  • Effectuez une ventilation émotionnelle appropriée. Si vous réprimez vos émotions, les cachez ou les enfermez, elles finiront par « pourrir » en vous. Exprimez-vous et lâchez tout ce qui vous inquiète, vous blesse ou vous afflige. Pour ce faire, écrivez, parlez à vos proches ou demandez une aide professionnelle. Mais assurez-vous de disposer d’un espace sûr où vous pouvez ouvrir les fenêtres d’un intérieur et laisser entrer l’air.
  • Surveillez votre dialogue interne. Souvent, face à une maladie chronique, la personne commence à adresser des messages nuisibles tels que : « vous êtes un fardeau », « vous êtes un échec, une personne inutile, vous n’êtes plus utile ». Cette dévaluation entraîne une forte diminution de l’estime de soi qui ne fait qu’aggraver la situation. Soyez compatissant et indulgent envers vous-même. Ne soyez pas votre pire juge ou votre plus grand critique, parlez avec amour, compréhension et autonomie.

Au-delà de la survie

Par-dessus tout, profitez de la vie. Oui, cela peut être contradictoire car il est clair que la maladie est une limitation sévère. Cependant, vous avez encore une vie et vous méritez de la vivre. Essayez de ne pas vous apitoyer sur votre sort pendant trop longtemps ; au contraire, vivez, profitez et soyez reconnaissant pour tout ce que vous avez.

Lorsque la maladie le permet, sortez, partagez avec vos proches, faites des activités qui vous plaisent. Même si vous devez apprendre à vous amuser autrement qu’avant, n’arrêtez pas.

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